| Actualité de la CIG et de la Charte des droits fondamentaux |
Divers points de vue sur les résultats de la CIG
Nice Décembre 2000: un
tournant ?
Déclaration du Forum de la société civile (PDF, 2 pages)
Au-dela de Nice,
faire appel a la societe civile
par P. Herzog (PDF, 2 pages)
Sommet de Nice :
Chronologie et bilan des négociations
par Christophe Degryse
Une grille de lecture
des résultats de la Conférence Intergouvernementale, Notre Europe, Prise de
position du CEO 4.12.00
Le point sur... la coopération renforcée (16.11.2000)
| On le sait, les questions de la composition et de la
taille de la Commission, la pondération des voix au sein du Conseil mais aussi
lextension éventuelle du vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil
figurent parmi les questions essentielles que doit résoudre lactuelle Conférence
intergouvernementale sur la réforme institutionnelle. Etabli sous la responsabilité de
la Présidence, le document de synthèse sur
létat des travaux de la Conférence intergouvernementale du 3 novembre dernier ne
disait rien sur les deux premiers thèmes revêtant "une grande sensibilité
politique" au même titre que la répartition des sièges au Parlement européen. Lautre thème "essentiel", est celui de la coopération renforcée, à l'ordre du jour de l'actuelle Conférence intergouvernementale depuis la décision du Conseil européen de Feira (juin 2000). Pour mémoire, la seule tentative de réponse du traité d'Amsterdam aux défis posés par lélargissement a consisté en l'insertion de nouvelles dispositions "la coopération renforcée" dans les traités devant organiser la différenciation de lUnion en permettant à certains Etats daller "de lavant ". Ces dispositions ne sont pas applicables dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité commune pour lequel avait est prévu un mécanisme dit de "l'abstention constructive". Dans tous les cas, la possibilité de droit de veto est reconnue à tout Etat qui estimerait ses intérêts politiques lésés. Les "assouplissements" sont à l'ordre du jour de l'actuelle Conférence intergouvernementale depuis la décision du Conseil européen de Feira. Selon les propositions présentées par lItalie et lAllemagne le 4 octobre, l"assouplissement" de ce dispositif dont lobjectif nest autre que l "intégration renforcée " passe principalement par la suppression de la possibilité pour un Etat de bloquer le déclenchement du processus. Le texte souligne limportance du rôle de la Commission et du Parlement qui ne pourraient occuper la place qui leur revient, si la coopération renforcée se développait en dehors du cadre institutionnel commun. Le document germano-italien est aussi le premier à faire ouvertement référence à la possibilité que certains Etats constituent une " avant-garde " qui serve le processus dintégration et soit entièrement ouverte à la participation ultérieure dautres Etats membres. Sil semble acquis que la possibilité de recourir à la coopération renforcée dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune sinscrira dans un nouvel article du TUE, on notera le retrait du dernier texte de la Présidence (9 novembre) qui envisage de laisser à un membre du Conseil la possibilité de demander que le Conseil européen soit saisi de la question avant que le Conseil ne statue. Dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité commune, la note établie par la Présidence maintient lidée de réduire le quorum de la coopération renforcée lorsque celle-ci sert à la mise en oeuvre dune stratégie commune, dune action commune ou dune position commune (une demande dinstaurer une coopération renforcée devant émaner dau moins quatre Etats membres dans le domaine de la sécurité et de la défense). A linstar de lItalie et de lAllemagne, il revient au Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune dinformer les membres du Conseil et du Parlement européen de leur mise en oeuvre. Quant à ses applications dans le cadre du Traité CE, lItalie et lAllemagne proposent par exemple de laisser la possibilité à un groupe dEtats de développer les droits liés à la citoyenneté européenne en accordant le droit de vote aux scrutins au niveau national. Lidée que les coopérations renforcées seraient un moyen de contourner les blocages dus à lunanimité nest pas partagée par la délégation belge selon laquelle "il ne semble pas indiqué de limiter la coopération renforcée aux seuls domaines régis par lunanimité. Même dans beaucoup de domaines régis par la majorité, la coopération renforcée pourra se révéler utile" (CONFER 4765 du 28 août 2000). La résolution du Parlement européen exclut quant à elle " la possibilité d'instituer une telle coopération dans les domaines où les traités prévoient l'adoption de décisions à la majorité ". | Retour | |
La Commission et la CIG (3.11.2000)
| En présentant la position de la Commission européenne
vis-à- vis de la CIG, le Président Romano Prodi sest dit inquiet le 31 octobre
dernier en raison de la marche-arrière visible dans les négociations sur
lextension du vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil. Dans ce dossier prioritaire et étroitement lié à la pondération des voix au sein du Conseil, la Commission défend le système de la double majorité (celle des Etats et celle de la population européenne) qui aurait lavantage de la clarté. Une majorité de Commissaires défend la thèse dun Commissaire par pays. Le Président a annoncé la diffusion prochaine dun texte sur lorganisation interne de la Commission et notamment sur les pouvoirs de son Président. | Retour | |
Adoption de la Charte des droits fondamentaux (19.10.2000)
| La Convention a dégagé un accord sur le contenu de la Charte des
Droits fondamentaux de l'UE le 26 septembre dernier. Réunis dans les locaux du Parlement
européen, les membres de la Convention l'ont solennellement adoptée le 2 octobre. Les Chefs d'Etat et de gouvernement l'ont ensuite approuvée lors de leur réunion informelle de Biarritz les 13 et 14 octobre derniers. La Commission et le Parlement européen doivent également se prononcer officiellement sur le texte avant son adoption formelle par le Conseil européen de Nice et sa proclamation finale. La question du statut juridique de la Charte sera vraisemblablement repoussée sous présidence suédoise, voire belge. Dès lors, une décision finale sur ce sujet n'interviendrait qu'en juin 2001 lors du Conseil européen de Goetebörg ou en décembre suivant lors du Sommet de Laeken. | Retour | |
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